La séduction ou comment éviter les pièges des premiers instants d’une rencontre (2eme partie)
Par Mister L, dimanche 15 juillet 2007 à 02:53 :: Conseils Amoureux :: #6 :: rss
Une fois passée la première phase de séduction, les premiers contacts avec l'autre, passé le moment des premiers contacts physiques, rien n'est joué. Et si de l'extérieur, couple il y a, en réalité, on est encore loin du couple et là encore rien n'est joué. Je dirais même que les pièges sont à la fois plus nombreux et plus pernitieux que lorsqu'il existait encore une barrière, celle de l'intimité. Cette barrière désormais abolie, on se sent plus en confiance avec soi-même et avec l'autre et si on ne prends pas garde, tout peut tomber à l'eau...
IV Une fois “officiellement” ensemble : aux débuts
Chercher à conserver les mêmes attitudes qu’au départ même si une intimité a été créée. Se dire que tant que les sentiments et la connaissance de l’autre ne sera pas solide (donc du temps passés ensemble), cette intimité est encore artificielle (il faut quand même un début à tout) et il ne faut surtout pas tomber dans le piège de la proximité...
Deux personnes qui viennent tout juste de sortir ensemble n’ont qu’une proximité et une intimité physique mais absolument pas encore d’intimité sur le plan relationnel. Elles ne se connaissent pas et sont toujours et pour un moment encore dans une phase de découverte de l’autre où doit régner, prudence, magie, mystère.
La tendance naturelle peut être de se sentir déjà intime sur le plan relationnel, voir même un peu amoureux sauf que la seule intimité réelle n’est que physique, et encore, là aussi on doit avancer progressivement
Bien sur il n’y a pas de “règles” strictes mais des principes généraux qui globalement on une chance de s’appliquer à la majorité. Dans le doute et jusqu’à preuve du contraire mieux vaut s’y tenir.
En voici donc quelques uns que j’ai recensé. la liste n’est sans doute pas exhaustive mais les principaux y sont je pense
a) Ne pas brûler les étapes : cela bouscule trop, tout, trop vite
Concrétement, il s’agit de ne pas entrer aux forceps dans la vie de l’autre. On ne passe pas en quelques heures ou en quelques jours d’une existence de célibataire à une existence de couple. On s’est créé un rythme, dans lequel, par définition il n’y a pas ou plus de place pour quelqu’un d’autre, pas de trous. On sort plus, on voit pas mal ses amis, on pratique des activités, on a “de comptes à rendre” à personne. Alors, même si l’idée de l’amour est plaisante, la perspective de changer de but en blanc sa vie ou ses habitudes ne l’est pas forcement autant ou n’est pas forcement facile...
Il faut donc en tenir compte pour ne pas provoquer chez l’autre de chamboulement radicaux dans sa façon de gérer son planning, son temps, son rythme, ses habitudes et aussi son indépendance car il s’est fait des repères et ceux-ci ne peuvent être cassés de façon rapide et artificielles au risque de l’amener à reculer et préférer finalement la vie seul qu’il a réussi à se construire que la perspective d’une vie à deux.
Il faut que ce soit la motivation propre de l’autre qui le pousse à modifier son comportement et sa vie plutot que les circonstances qu’on va lui imposer implicitement ou explicitement.
Bien sûr, parfois, l’enthousiasme d’une belle rencontre peut vous faire pousser des ailes, et on a envie que tout aille vite, surtout si cela fait longtemps qu’on a pas connu de vie à deux et que l’on en a profondément envie. Il ne faut pas trop se laisser aller à ses pulsions, même si apparemment l’autre semble dans le même état. Le manque n’a jamais été un facteur négatif dans la construction d’un couple, alors que l’excès de zèle, la précipitation, peuvent rapidement devenir nocif. Donner à l’autre un sentiment d’étouffement, d’envahissement, de noyade. Alors qu’en donnant à l’autre le temps de vous faire une place et en se donnant à soi le temps d’intégrer l’autre dans des petits moments de sa vie, les choses se passent en douceur et le résultat est bien meilleur.
b) Eviter tout systématisme dans les actes : cela crée l’habitude donc l'ennui
Même si l’envie est profonde de satisfaire l’autre, et que l’on a des opportunités de le faire, il faut à tous prix éviter de devenir trop vite prévisible dans ses actes. par exemple : si à chaque fois que l’autre a une attention pour vous, vous lui faite toujours et depuis le départ le même petit bisou de contentement, la même petite réflexion gentille, cela enlèvera vite du poids à votre réaction aux yeux de l’autre, en fin de compte vous donnerez vite l’impression de ne pas être spontané, d’agir par automatisme, vous ne créerez plus de surprise. Idem si par exemple vous arriviez systématiquement à chaque RV avec des fleurs, ou avec un petit cadeau, que vous répondiez systématiquement à ses SMS dans les 3 minutes, que vous validiez systématiquement ses actes lorsque l’autre vous propose quelque chose, etc...
Même si dans l’absolu ça n’est pas négatif d’offrir des fleurs, de répondre à un SMS tout de suite, d’avoir une attention, etc... le faire avec systématisme fait perdre leur essence et leur parfum à ses actes positifs.
Une tache opérée avec régularité s’appelle : une routine.
C’est exactement ce qui sera en train de se passer alors. Vous allez, sans vous en rendre compte commencer à créer les premières routines de votre couple, et la routine est par excellence un des plus efficace “tue-l’amour” qu’on ai pu inventer. Quand l’amour n’est même pas encore là, c’est une façon excellente de casser toute magie et de lasser l’autre à vitesse grand V.
c) Savoir se montrer parfois indisponible : cela crée le manque (donc active l'envie)
On a tous dans nos “critères” de sélection placé en tête de liste la disponibilité. On n’envisage rarement l’amour avec quelqu’un qui ne serait jamais disponible, avec qui on a jamais le temps de se voir, avec qui on ne peut jamais rien prévoir, qui n’a jamais de temps à nous consacrer. On le sait et nous mêmes sommes prêts à faire des efforts pour se montrer un peu disponible à l’autre. Le célibataire a, comme je l’ai écrit plus haut, une vie qu’il a organisé justement pour ne pas être souvent seul. Il va artificiellement se disponibiliser un peu pour commencer à vous faire de la place, ne serait-ce que pour vous voir de temps en temps au départ. Vous allez faire de même et c’est une qualité et un acte plutot motivant pour l’autre de voir que vous avez envie de prendre du temps pour lui. Seulement la aussi, il faut agir avec prudence, sans routine et sans excès.
Si à chaque fois que l’autre vous demande si vous êtes libre pour se voir à telle heure vous dites oui, qu’à chaque fois que l’autre vous appelle en vous demandant s’il ne vous dérange pas vous dites non, qu’a chaque fois qu’il vous envoie un message vous répondez dans l’instant, etc... au lieu de satisfaire l’autre en prouvant que vous faites un effort pour vous disponibiliser (effort louable signe de votre motivation) vous allez provoquer l’effet inverse en lui donnant l’impression que vous n’avez pas de vie dutout, que vous êtes tout le temps libre, que vous n’avez donc aucun effort à faire et surtout donner à l’autre le sentiment que votre vie, vos activités se mettent à ne tourner plus qu’autour de lui. En cela, vous créez une pression supplémentaire chez l’autre.
Enfin, la aussi vous créez la routine et le systématisme puisque l’autre saura qu’à chaque fois qu’il vous sollicite vous serez “aux ordres”.
Alors il ne s’agit pas non plus de prendre le contre-pied de ce que vous êtes, et de vous montrer systématiquement indisponible alors que vous l’êtes ou que vous avez l’envie et la possibilité d’accorder du temps à l’autre. L’idée est simplement de savoir dire non sur le moment de temps en temps et de proposer autre chose.
(l’autre) On se voit ce soir à 19h00, ça te va ?
(vous) Non plutot à 20h00
(l’autre) Allô, je te dérange ?
(vous) Pas dutout mais puis-je te rappeler dans 1 heure j’aurai un peu plus de temps
Même s’il n’y a que l’intention qui compte, vous-même vous êtes plus touché si quelqu’un fait quelque chose pour vous et que vous savez que ça lui à coûté, plutot que s’il n’a pas eu à lever le petit doigt pour le faire.
Moralité : Si lorsque vous faites un effort et que l’autre n’a pas l’impression que cela en est un, cela vous retirera du mérite et l’effet que vous provoquez.
d) Ne pas trop donner : cela peut culpabiliser l'autre
Dans l’exact même état d’esprit que les lignes précédentes, si vous êtes naturellement quelqu’un de généreux et qui a envie tout le temps de faire plaisir, le “faire plaisir” est très bien mais le “tout le temps” l’est moins. Non pas parce que trop faire plaisir est mal mais simplement parce que d’une part cela crée du systématisme donc de la routine (et que même une routine positive reste une routine, donc paradoxalement, négative), que cela ôte clairement de la force à vos actes de gentillesse car ils finissent par être “attendus” mais surtout parce que vous avez le risque de créer chez l’autre un sentiment de pression !
En quoi donner beaucoup peut créer de la pression chez l’autre, le mettre mal à l’aise et finalement fuir vos intentions, et vous fuir, par extension ? Rares sont les gens qui donnent sans attendre de retour, et même si c’est votre cas, sachez que vous ne faites pas partie de la majorité. Donc, quelque part, donner équivaut à “attendre de recevoir”. En donnant trop, vous mettez l’autre, sans le savoir, en position de “débiteur”. S’il n’est pas un profiteur dans l’âme il a de forte chance de se sentir “redevable” et il n’y a rien de pire que cela quand on forme un couple.
Vous aurez beau dire que vous faites plaisir pour le plaisir de faire plaisir, que vous ne demandez pas d’autre retour que le simple fait de partager avec l’autre, cela fonctionnera peut être un moment mais il est certain qu’à terme cela risque de fausser vos rapports.
Enfin, puisque pour la majorité des gens, donner c’est attendre un retour, en donnant beaucoup tout de suite, vous envoyez implicitement le message suivant “j’en attends aussi beaucoup tout de suite” (même si ça n’est pas le cas). Par accumulation, l’autre sentira une forte pression sur lui, ayant cette impression que vous êtes en “grande demande” et lui ne l’étant pas forcement donc pas capable de vous rendre la pareille (sentiment de débiteur).
Quelle est la solution car quand même en amour, attention, générosité, dons sont des qualités et non des défauts ?
Simplement de ne pas systématiquement donner et surtout, d’attendre que l’autre ai pu vous rendre, à sa façon, pour à nouveau donner vous même. Faire en sorte que la balance soit équilibrée. Si vous tombez sur quelqu’un qui donne non-stop et que c’est votre envie aussi, alors que tout le monde se lâche, c’est très bien, mais si au contraire vous vous retrouvez en face de quelqu’un qui avance à petits pas, alors ne vous lâchez pas au risque de lui presser le pas et de le mettre mal à l’aise.
Dernier point à propos de la générosité. Beaucoup de gens ne sont pas généreux par nature, comme je le disais, mais le sont par intérêt. Tant que l’autre ne vous connaîtra pas assez pour savoir que vous agissez par gentillesse et non par intérêt, évitez de donner trop. Si vous ne faites pas attention à cela, votre générosité paraîtra suspecte et provoquera de la méfiance chez l’autre plutot que de la joie et de l’enthousiasme devant votre merveilleuse nature (car franchement qui se plaindrait de tomber sur quelqu’un de vraiment gentil ?)
e) Ne pas trop attendre : cela met la pression
Dans la logique suite du paragraphe précédent, j’aborde ici la question de nos attentes. En fonction de l’état d’esprit dans lequel vous êtes au moment de cette rencontre ou dans les premiers temps de cette relation, en fonction de votre histoire, vous avez forcement des envies, des attentes sur l’autre, sur la façon dont les choses devraient idéalement se passer ou évoluer. Il est clair que l’autre n’a ni votre passé, ni vos exactes envies, en probablement pas non plus des attentes identiques. Bref, vous êtes différents, même si vous êtes tous deux mus par l’envie d’être à deux plutôt que chacun de son côté. Et surtout vous avez peu de chance d’être synchrones. Il y en a toujours un qui va plus vite que l’autre, toujours un qui aimera avant l’autre. Donc l’un des deux est bien obligé de se caler sur l’autre pour permettre d’avancer ensemble (jusque là, tout est logique). Pour apprivoiser l’autre, la seule façon de procéder c’est de prendre en compte le plus petit dénominateur commun, c’est à dire celui qui va le plus lentement. Si ça n’est pas vous, il faut absolument rester à l’écoute de l’autre, sinon vous allez partir en avant, et l’autre ne pourra ou ne voudra pas vous suivre.
Vous devez essayer de donner au même rythme que l’autre et de la même façon vous ne devez pas montrer des attentes supérieures ou plus rapides que celles de l’autre. La encore, vous lui mettrez la pression et ce sentiment de pression est, je le répète, la pire chose qui puisse arriver au départ d’une relation.
Concrétement, ça veut dire quoi “ne pas trop attendre”? Cela veut simplement dire, être capable de prendre ce que l’autre a à vous offrir sans exprimer de manque de ne pas avoir plus ou plus vite. Ceci est vrai même si en vous, vous avez une envie grandissante que les choses prennent vite de l’envergure. Ne le faite pas sentir à votre partenaire.
Évitez les reproches du style : “on ne se voit pas assez”, “pourquoi tu m’as pas rappelé”, “j’ai pas eu de nouvelles à mon SMS”, “tel couple que je connais est parti en week-end et nous on a jamais fait un séjour ensemble”, “t pas super câlin”, “j’ai jamais reçu de fleur”, etc... des attentes, des attentes, des attentes...
Dites vous que vous n’avez qu’un choix, suivre l’autre s’il va moins vite que vous en acceptant de refréner un peu vos attentes (un minimum de temps) ou de laisser tomber si la personne est tellement incapable de vous satisfaire et que la frustration qu’elle provoque ne vous permet pas d’attendre sereinement...
f) Ne pas critiquer l'autre ou faire de reproches : cela démotive et ne sert à rien
En tout état de cause, pour en revenir aux reproches, ils ne servent à rien car ça n’est pas une critique qui fera changer l’autre, et surtout, ils sont très malvenus dans les débuts d’une relation. Si tout ne semble pas “top” au départ alors on est en droit de se demander ce que ça donnera à l’arrivée (si arrivée il y a).
On a toujours envie de sentir que l’autre est “fait pour nous”, que nous sommes les pièces d’un même puzzle. ça n’est que de l’imagerie de contes de fées mais ça reste très ancré chez la plupart des gens. Il ne faut pas casser cette image. Au départ tout doit sembler idyllique.
Alors comment résoudre les mini problèmes de forme s’il y en a, sans forcement toujours se taire (au risque de ne pas pouvoir donner à l’autre la possibilité de modifier un détail qui vous gêne et ainsi de vous laisser accumuler du ressentiment envers lui) et sans non plus prendre le risque de peser trop sur l’autre à force de petites “mises au point” qui saperont le ciel sans nuage de vos premiers moments ?
je dirais qu’il faut de la psychologie, du tact et du doigté, mais en disant cela en gros je ne dis rien... alors je vais essayer de vous donner les quelques pistes que j’ai trouvées mais ce ne sont pas des recettes non plus et malheureusement je dois avouer que cette partie la de la séduction reste encore souvent pour moi un problème (nobody’s perfect).
Lorsqu’on veut faire passer un message à quelqu’un sans que cela ne passe pour un reproche on peut simplement lui suggérer quelque chose en le rapportant à soi où le tourner sur le ton de la plaisanterie pour sous-entendre quelque chose chez l’autre. Reste ensuite à espérer que l’autre sera suffisamment à l’écoute pour comprendre le message.
En bref, toujours procéder de façon indirecte.
Par exemple : au lieu de dire “j’ai beaucoup de mal avec les gens bordéliques”, ou pire encore “t’es vraiment très bordélique, moi je ne pourrai pas vivre comme ça !” mieux vaut dire quelque chose du genre “je t’admire de pouvoir t’y retrouver dans ton organisation, moi si je ne remets pas les choses en place après m’en être servi je ne retrouve rien” l’autre risque alors de vous demander “ça te dérange mon bordel ?” et vous de répondre “je ne suis pas très habitué mais il faut dire aussi que je suis un peu maniaque”
Dans ce contexte, il n’y a pas de reproche formel mais on a su communiquer à l’autre une divergence sans provoquer une possible tension ou culpabilité. Si l’autre est donc un minimum attentif à vous, la prochaine fois il aura fait un effort.
Le mieux aussi de votre coté est de devancer les possibles reproches de l’autre lorsque vous savez que vous avez des travers qui possiblement pourraient déranger.
Exemple : “je sais, j’ai un peu honte, c’est très en bordel, est-ce que c’est quelque chose qui te dérange ?” si la personne répond “je ne suis pas habitué mais je suis aussi un peu maniaque” alors le message est clair, mais il n’y a pas eu de reproche direct de l’autre.
Autre exemple : “tu commençais à me manquer, j’ai cru que tu avais oublié notre rendez-vous” est bien mieux que “qu’est-ce que tu fais, ça fait une heure que je t’attends !”
g) Ne pas essayer de changer l’autre : cela fait fuir
Et nous en venons naturellement à une question qui peut vite devenir un point épineux central lorsqu’on est à deux : se retrouver en face de quelqu’un qui n’est pas à 100% conforme à ses attentes et avoir tendance, sans même s’en apercevoir à vouloir, l’orienter dans notre direction, le modeler un peu, le faire changer...
je dis bien “sans s’en apercevoir” car tout le monde sait que chercher à changer l’autre est un bon moyen pour faire fuir cette personne, mais si on n’y prend pas garde cette tendance peut malgré tout prendre le dessus.
Au lieu d’essayer de changer l’autre il faut en premier lieu essayer d’apprendre à aimer ce qui nous dérange chez lui... Ça n’est pas chose facile à tout coups mais si nous avons porté notre dévolu sur quelqu’un c’est certainement parce que déjà beaucoup de choses nous plaise chez lui “à priori” donc mieux vaut penser à ce qui nous plaît et apprendre à être un peu indulgent sur ce qui nous plaît moins plutot que de s’évertuer (souvent pour rien) à essayer de modifier le comportement de l’autre tel que nous voudrions qu’il soit.
Si la personne doit changer, elle le fera elle même, par amour, mais certainement pas parce qu’elle se sent “obligée”.
h) Ne pas essayer d’abolir la distance en permanence : cela tue le désir
C’est à dire, ne pas “être sur l’autre” à tous bouts de champs. Se tenir la main non stop dans la rue, se couvrir de bisous à tous bouts de champs, se “sauter dessus” à tous bouts de champs, démontrer des marques de tendresse physique à la moindre occasion. Tous ces actes sont souvent des signes spécifique au couple et passer du stade d’étrangers à celui d’intimes n’arrive pas en quelques rendez-vous, ou après quelques nuits passés ensemble.
L’intimité créé par le rapprochement les moments d’amour physique est trompeur car il donne faussement l’impression d’une proximité affective mais en réalité il n’est pas synonyme d’intimité sur le plan relationnel, affectif. On n’est pas un couple, on le devient. Cela ne doit pas se faire de façon artificielle. Et trop de marque de proximité à un stade très précoce du couple peut sembler totalement artificiel et même inadéquat pour l’un ou l’autre
Il y a des natures expansives, chaleureuses et câlines et d’autre plus pudiques, introverties et moins “physiques”. Pour certains les marques permanentes d’affections physiques semblent une évidence dès les premiers moments de la relation, pour d’autres elles ne prennent de sens qu’une fois que les sentiments s’installent.
Pour ces raisons (à nouveau des différences entre 2 personnes) il n’est pas souhaitable d’abolir en permanence la distance qui existait avant que la relation physique n’existe. Bien évidemment, si naturellement les 2 ont la même envie d’être tout de suite tout le temps proche physiquement la question ne se pose pas mais c’est rarement le cas.
De plus, des marques trop prononcées d’affection rapide peuvent aussi provoquer chez l’autre un sentiment d’étouffement, de possessivité (“on ne se lâche pas”, “on est collé”) même si au fond il n’en n’est rien.
Alors je ne dis pas qu’il ne faut se restreindre à des marques d’affection que dans un lit ou la chaleur d’une alcôve, mais simplement permettre que à la distance d’exister encore un temps suffisant pour que naturellement, les deux protagonistes ressente cette envie de se rapprocher souvent. de se lier au sens propre comme au figuré
Enfin, pour reprendre un des points cités plus hauts, tout ce que l’on peut faire de façon systématique est nocif et provoque la plupart du temps lassitude et pression et diminue la porté de l’acte.
i) Ne pas entrer de plein pied dans une intimité du quotidien : cela tue le rêve
Cela entre en fait aussi dans l’idée de ne pas abolir trop vite la distance, de ne pas rompre une certaine magie.
le quotidien n’a rien de glamour à proprement parlé, il n’a rien de romantique en soi. Ça n’est pas parce que qu’on a créé une première intimité physique, qu’on se livre peu à peu, qu’on s’ouvre qu’il faut se sentir libre ou obligé de tout laisser transparaître de son quotidien aussi.
Avouons quand même que la jolie princesse qui suite à une soirée magique et une nuit romantique, se retrouve au petit matin à laver sa culotte sans pudeur dans la salle de bain pendant que le prince charmant se brosse les dents à côté n’a plus rien dutout de romantique, voir même va complètement casser l’image.
Bien sur, au bout de quelques temps, lorsqu’on se connaît bien et qu’on a envie de partager plus de moments ensemble, on partagera aussi forcement ces petits moments du quotidien qui sortent du cadre de la romance mais il n’est pas nécessaire que cela arrive vite.
Laissons à l’autre et laissons nous le plus longtemps possible l’image de princes et de princesse. Voyons nous que pour sortir du quotidien et créer une bulle de romance. C’est comme cela que nous susciterons chez l’autre un désir grandissant qui par la suite permettra peut être que le quotidien ne ternisse pas l’image de la rencontre et de la relation.
j) Ne pas exprimer ou montrer une trop grande volonté à vouloir que ça marche : cela decridibilise
En premier lieu, un excès d’enthousiasme prématuré peut être facilement assimilé par l’autre à une attente excessive qu’il se sentira incapable de satisfaire et ainsi le mettre sous pression.
Ensuite, cela donne l’impression que ce qui vous motive dans cette relation n’est pas l’autre mais simplement l’envie de ne plus être seul. En gros, peu importe qui vous avez en face de vous du moment que vous avez quelqu’un ça fait l’affaire. En bref, de donner le sentiment à l’autre que c’est le premier venu et que lui ou un autre c’est pareil.
Ça n’est évidemment pas le cas, car à moins d’être complètement désespéré on n’a pas envie de construire avec le premier venu, avec n’importe qui, mais il n’y a que l’impression qui compte en amour et rares sont les gens qui pensent avec leur tête en la matière. Ça n’est pas la raison qui parle mais le coeur. et il n’y a rien à faire, il faut se rendre à l’évidence, ce coeur n’est jamais logique, jamais cartésien.
k) Faire sentir à l’autre qu’il est unique : ça le place sur un piedestal et rend la relation unique
Le paragraphe précédent amène logiquement à cette autre principe. C’est une évidence que de faire sentir à l’autre qu’il est unique pour s’attirer ses bonnes grâces, mais dans la pratique cela passe par des actes ou des paroles qui n’ont pas forcement de rapport logique avec le but à atteindre.
Faire sentir quelqu’un “unique” n’est pas de lui répéter qu’il l’est à nos yeux, mais de lui faire sentir que ce que nous vivons avec lui n’a rien de comparable avec ce que nous avons vécu déjà et ce que nous pourrions vivre avec quelqu’un d’autre que lui. Que si notre choix s’est porté sur lui ça n’est pas parce qu’il est “tombé au bon moment” mais parce que c’était lui le bon moment. Que notre envie d’être à deux ne préexistait pas forcement avant cette rencontre. Que ce qui vous motive à partager, à donner, à échanger, c’est bien l’autre et non les circonstances.
Concretement même si vous le pensez évitez de répéter :
- à quel point cela fait longtemps que vous cherchez quelqu’un
- à quel point la solitude ou le célibat vous pèse
- à quel point il est temps pour vous de construire - à quel point vous avez besoin d’amour
- à quel point vous êtes heureux de ne plus vous sentir enfin seul - à quel point vous êtes prêt pour la vie à deux, etc, etc....
Tout cela ne donnera jamais à l’autre le sentiment que ce qui vous motive c’est la perspective de l’amour de lui, mais plutot l’idée même de l’amour (sous entendu, peu importe avec qui !)
Pensez aussi à éviter tout haut les inévitables comparaisons avec vos histoires passées. Bien sûr il n’est pas question de mettre un voile noir sur son passé amoureux, et il n’est pas mauvais de connaître le passé de l’autre pour comprendre d’où il vient, quels sont ses attentes ou ses besoins aujourd’hui, et on peut parler un peu de son passé amoureux aussi à l’autre. En revanche, il ne faut surtout pas faire de comparaison, même si ça n’est que pour dire du bien de la relation présente. Pourquoi ? Parce qu’à chaque fois que vous le ferez vous donnerez à l’autre l’impression d’être en compétition avec quelqu’un du passé, et par extension d’être placé au même niveau que ce “fantôme”. Vous la rabaisserez du rang de challenger, à celui d’outsider. Elle était seule, ils sont maintenant 2, il était unique, il ne l’est plus.
D’ailleurs pour éviter d’avoir à se poser tout le temps la question de “puis-je parler de mes exs maintenant ou pas et comment le faire ?” partir du principe qu’on évite ce sujet autant que possible. Si on le fait, essayer dans la mesure du possible aussi de ne jamais nommer une personne en particulier mais parler d’histoires en général.
Exemple :”il y a longtemps j’ai eu à faire à quelqu’un de très jaloux et je l’ai assez mal vécu” et surtout pas “Ce que j’aime chez toi c’est que tu n’es pas dutout comme Virginie, ma dernière grande histoire d’amour, qui était super jalouse et ça me rendait la vie impossible”, “j’ai rarement connu quelqu’un d’aussi attentionné que toi” mais surtout pas “tu es tellement plus attentionné que Christophe, celui avec qui j’étais avant Stéphane qui ne l’étais pas beaucoup plus non plus” (sic)
CONCLUSION
Ce que je retiens de mon expérience, de mes réflexions et ce qu’il faut, je pense, retenir de cette question d’approche de l’autre dans les premiers temps de la rencontre est une extrême prudence.
Comme je le soulignais dans le préambule, certains ont une sensibilité à l’autre plus aiguë que d’autres et font naturellement preuves de retenue et de prudence dans leur approche mais beaucoup aussi, sous le coup d’un certain enthousiasme, d’une certaine passion ou d’un engouement soudain pour la situation ou ce que représente l’autre (la perspective d’un amour), baissent la garde, se sentent peut être trop vite “pousser des ailes”, trop vite “proches” ou “en confiance” du fait d’une attirance commune, en oubliant parfois que l’autre n’est pas forcement “synchrone” dans sa façon d’être, de penser, d’agir ou de réagir.
En tout état de cause, il faut savoir un minimum garder la tête sur les épaule même si c’est le coeur qui parle.
Ce texte est protégé par le droit d'auteur (SACD), toute copie sans autorisation peut être passible de poursuite (et le sera ;-))




Commentaires
1. Le mercredi 2 janvier 2008 à 21:30, par Peac3
2. Le mercredi 30 avril 2008 à 16:37, par Liz
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