Bi-érotisme / Bisexualité : Nature de la femme
Par Mister L, mardi 6 mai 2008 à 14:24 :: Sexualité :: #11 :: rss
Dans la vie quotidienne, le comportement des hommes entre eux est sensiblement différent de celui des femmes entre elles. Cela se concrétise notamment à travers les attitudes, les gestes et les paroles. Cette différence de comportement des hommes et des femmes vis à vis de leurs alter-ego semble, qui plus est, universelle. Nos sociétés l’ont d’ailleurs totalement intégrée. Je me suis posé la question de l’étendu de cette différence et de ses raisons ainsi que de ses implications... C'est alors que les notion de bisexualité, bi-érotisme, m'apparaissent comme nature de la femme.
Préambule : A aucun moment je ne parlerai de l’homosexualité féminine dans ce billet. Tous les exemples et les expériences sur lesquelles je me base ne le sont qu'à propos de filles ou de femmes dites “hétérosexuelles” et si je prends la précaution de mettre ce mot entre guillemet c’est justement parce que tout le propos de ce qui va suivre est de démontrer que les femmes qui ne sont pas homosexuelles, ne sont pas non plus hétérosexuelles au sens strict sans pour autant être n’être attirées que par des partenaires du même sexe.
A) Comparaisons de comportements :
Je vais ici vous donner une foule de petits exemples comportementaux pour illustrer mon point de vue à venir. Différents types de comportements comparés de femmes et d'hommes entre eux dans leur rapport à leur sexe.
1) Echanges au quotidien : rapports sociaux
Cela commence très tôt. Dés la petite école il est intéressant de voir que les jeux de filles, leurs attitudes différent clairement de ceux des garçons. Outre le fait qu’elles sont souvent plus calmes et moins violentes dans leurs jeux, elles font preuves entre amies de cette même douceur. (je mets ici volontairement de côté les chamailleries entre rivales, claques et autre tirage de cheveux pour ne me concentrer que sur les relations amicales)
S’il est encore possible de voir de petits garçons se tenir la main à l’école maternelle, il est pratiquement impossible d’observer le même phénomène en primaire, sans parler du secondaire. Alors que chez les filles, rien de plus banal et habituel que deux gamines se tenant la main dans une cour de récréation.
Si au collège il est déjà plus rare de voir des filles se balader main dans la main, en revanche, entre “copines” on se fait sans problème la bise le matin, ce que vous ne verrez jamais chez les garçons qui préfèrent opter pour la poignée de main (exception faite de certaines cultures meditérrannéennes).
En soirées s’il y a des musiques qui se dansent à deux, ou dans un bal populaire, cela n’étonne personne de voir deux filles danser ensemble et cela n’éveille pas la moindre suspicion, alors que deux garçons qui dansent un rock, c’est beaucoup moins commun et prête plus à interprétation (à raison)
Les adolescentes, se prêtent leurs vêtements, les essayent ensemble, vont s’aider à se maquiller, une copine va coiffer l’autre, etc... Vous ne risquez pas de voir souvent un garçon en coiffer un autre ou faire des essayages dans la même cabine !
Par la suite, les jeunes femmes (et je ne parle pas des homosexuelles) se montrent facilement affectueuses entres elles. Lorsqu’une amie en console une autre, pas de problème pour lui caresser les cheveux, lui prendre la main ou lui faire des bisous. La même situation de deux garçons qui se remontent le moral ne se traduira en aucune façon par des actes de tendresse physique mais plutôt uniquement par des mots.
Deux copines qui partent ensemble en vacances partageront sans problème et sans ambiguïté un même grand lit, alors que deux garçons, s’il peuvent encore partager la même chambre ou la même tente en camping, ne partageront certainement pas le même lit ou le même sac de couchage.
Bref, les exemples ne manquent pas, et ce qu’il y a de plus édifiant c’est que ce comportement clairement différent des femmes par rapport aux hommes ne choque personne ! Et si demain les hommes se comportaient entre eux en tous points comme les femmes à ce niveau, il est clair qu'à défaut de choquer, cela en surprendrai plus d’un.
La société a complètement intégré ce rapport très charnel qu’on les femmes entre elles, tout comme elle a intégré le rapport des hommes avec les femmes (cela me fait penser à la chanson de Brassens, les amoureux sur les bancs public - "Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics...Ont des petites gueule bien sympathiques").
En effet, dans une société aux moeurs un peu évoluées cela ne surprend personne de voir un homme partager sa couche avec une femme, de prendre une douche avec elle, de partager une cabine d’essayage, de se prendre la main dans la rue, de se faire la bise pour saluer ou encore de se faire consoler avec de chastes câlins...
2) Passons au degré supérieur : Le regard que les femmes portent sur d’autres femmes.
Vous pourrez entendre sans problème une femme commenter la beauté d’une autre femme, les femmes y sont sensibles. Elles ne parlerons pas que de l’aspect vestimentaire, car sur ce point là, un homme peut aisément reconnaître qu’un autre homme est bien habillé, porte un costume bien coupé, ou bien a un “look cool”. Je parle ici tout simplement de l’aspect physique. Une femme posera son regard sur les fesses, les seins, le visage, les mains, d’une autre femme et pourra s’émouvoir de la beauté de celle-ci. Il ne s’agit pas d’un regard érotique, il ne s’agit pas non plus d’excitation sexuelle, juste de cette capacité à voir le beau, à être séduit par une autre.
Chez les hommes ça ne se passe pas comme cela. Si on pose la question à un homme sur ce qu’il pense du physique d’un autre homme il pourra s’arrêter deux minutes pour regarder cet autre homme, et avouer le cas échéant que ce dernier est “pas mal” mais de là à parler de séduction...
Les femmes avouent sans complexe qu’elle peuvent trouver une autre femmes très jolie ou très belle. Je n’ai jamais vu un homme se retourner sur un autre homme (à moins que celui ci soit clairement attiré par les hommes)
Et là aussi, cela ne choquera personne d’entendre une femme s'extasier sur la beauté d’une autre femme. La société adhère sans réserve
3) Passons encore un cran au dessus : La capacité des femmes érotiser leurs rapports
Que ce soit dans la réalité ou au cinéma, deux femmes qui “jouent” les amoureuses ne choquent ni les femmes, ni les hommes. Combien ai-je entendu de femmes m’avouer que “pour rigoler” elles s’étaient embrassées sur la bouche. Demandez à deux très bonnes copines de s’embrasser juste comme ça, pour le fun, et il y a de grandes chances pour qu’elles le fassent sans trop de réticence. Demandez la même chose à deux “bons potes” et vous risquez de ne pas obtenir le même résultat, si ce n’est vous prendre un poing sur la figure, car la demande peut être reçue comme insultante.
Chez les hommes hétérosexuels, une telle demande n'est pas prise comme un jeu mais entendue comme une mise en cause de la “virilité”, du côté “macho” et est généralement assez mal perçue de ces derniers.
J’en reviens aussi au regard de la société sur deux femmes qui s’embrassent ou par exemple, comme je l’ai vu il y a quelques jours dans un jardin public ensoleillé, deux femmes sur l’herbe, l’une est couchée, la tête posée sur les cuisses de l’autre, cela passe inaperçu. Cela ne serait pas le cas pour deux hommes dans la même position.
4) Enfin, parlons carrément de l’érotisme entre femmes (et je me répète mais je préfère être redondant plutôt que d’être ambiguë : je ne parle pas de lesbiennes).
Lorsque la situation s’y prête, bon endroit, bonne personne, bon moment, je ne connais pas une seule femme qui n’ai pas apprécié un échange câlin avec une autre femme (sans forcement parler de rapport sexuel). J’ai connu plusieurs femmes à qui j’ai suggéré de dépasser les obstacles culturels pour envisager un échange avec une autre femme et qui, à la suite de cela, une fois le pas franchi sans aucune peine, m’ont toutes, sans exception, avouées qu’elles n’avaient pas trouvé ça désagréable, voir très agréable.
L’idée même de poser la main sur une femme de façon érotique n’est en général pas une idée qui dégoûte les femmes (je parle de la majorité, il y a des exceptions en tout), alors que pour les hommes c’est exactement l’inverse. L’idée même de caresser un autre homme est, pour un hétérosexuel, une idée révulsante. Alors inutile de penser à franchir un quelconque pas vers une tentative d'échange érotique.
5) Le stade Ultime : les rapports sexuels entre femmes non homosexuelles.
En creusant un peu et en cherchant autour de soi on se rend vite compte, lorsque les langues se délient, qu’un nombre inimaginable de femmes ont déjà tenté l’expérience. Des femmes qui n’étaient pas le moins du monde homosexuelles avant cela et qui ne le sont pas devenues pour autant par la suite. Cela ne les a pas empêché d’apprécier ce moment et même de le renouveler à l’occasion si leur partenaire était de qualité.
En ce qui concerne les hommes, j’en connais peu qui ont eu naturellement l’envie d’essayer. Pour ceux pour lesquels ça a traversé l’esprit, peu aussi qui aient franchi le pas, et en tout état de cause, la bisexualité n’est pas plus commune chez les hommes que l’homosexualité chez les femmes. On ne peut en dire autant de la bisexualité féminine.
B) Oui mais POURQUOI ?
Qu’est-ce qui pourrait expliquer d’une part que les femmes soient si à l’aise dans le rapport physique aux autres femmes (que ça aille du bisou pour se dire bonjour, jusqu’à des expériences clairement érotiques) et d’autre part, que la société soit elle aussi tellement plus ouverte à ces démonstrations physiques entre femmes alors que l’équivalent entre hommes n’est pas perçu du tout de la même façon ?
Il ne s’agit pas de culture ou d’éducation puisque nous ne sommes pas dans une société qui prône la bisexualité féminine, pas plus qu’elle ne prône l’homosexualité des deux sexes.
Pour parler plus simplement : Pourquoi les femmes semblent pouvoir éprouver du plaisir indifféremment avec les hommes et les femmes alors que les hommes eux, n’en trouvent en majorité qu’avec les femmes ?
Pour moi, il faut remonter très loin. Surtout lorsqu’on parle de choses qui tiennent plus à la pulsion qu’à l’éducation, la culture, ou la réflexion, ce qui est le cas pour nos penchants sexuels.
1) PSYCHOLOGIQUE : NOTRE RAPPORT A LA FEMME DANS L’ENFANCE : Voilà la première clé
Hommes et femmes avons un point commun indéniable et universel : LA MÈRE
Contrairement à la légende, les hommes ne naissent pas dans des choux et les femmes dans des roses et c’est un truisme (vérité évidente) que de dire que nous sommes tous issus du même moule (ni choux, ni roses) mais le ventre d’une femme; notre mère.
Pour ceux aussi qui ont un minimum de culture en psychologie, on sait depuis près d’un siècle que le rapport que nous avons avec le corps de notre mère est hautement érotique et érogène (c’est à dire facteur de plaisir). Que nous soyons homme ou femme, la première personne à nous avoir procuré un plaisir physique, c’est une femme. Un bébé, garçon ou fille prendra le sein de sa mère dans la bouche, se fera caresser, pomponner, laver, par sa mère. Le rapport avec la mère, la matrice, est totalement charnel après avoir été fusionnel pendant 9 mois. Si cet état de fait n’est pas suffisamment puissant pour orienter notre capacité future à trouver du plaisir alors je ne sais pas ce qu’il faut !
Sauf que, voilà, pour que la nature s’accomplisse il va bien falloir que les femmes finissent par se tourner sexuellement vers les hommes afin de poursuivre le cycle et perpétuer la race. De son côté l’homme n’a pas à se poser de question, érotisme et sexualité ont été et resteront dirigé vers la femme. En revanche, pour la femme, érotisme et sexualité peuvent facilement diverger et c’est le cas.
La femme a et pourra tout le temps trouver du plaisir avec une femme car c’est le plaisir originel, le plaisir primal. En revanche, comme je l’ai écrit plus haut, sa sexualité va naturellement s’orienter vers un autre objet que la femme.
2) PHYSIOLOGIQUE : LA DIFFÉRENCE PHYSIOLOGIQUE DE NOS CERVEAUX : Voilà la seconde clé
Je m'appuirai ici sur une Etudes de l'Université Northwestern* (source : sciencedaily.com), qui s'est interessée à la source de l'excitation sexuelle chez les femmes comparée à celle des hommes.
Des chercheurs du département de psychologie de l'Université Northwestern (États-Unis) ont mené une expérience originale. Spécialisés dans les domaines de l'orientation et l'excitation sexuelle, ils ont recruté des candidats ayant différentes orientations sexuelles : homosexuels ou hétérosexuels ainsi que des transsexuels ayant été opérés (hommes devenus femmes). Au total 38 hommes et 52 femmes ont participé à l'expérience. Chacun des participants était invité à regarder des films érotiques de trois types différents : Certains avec des hommes uniquement, d'autres avec des femmes uniquement et les derniers représentant des relations hétérosexuelles. Mais les images de couples suscitant une excitation pour des raisons différentes, les plus grandes différences ont été observées grâce aux images explicites de deux partenaires du même sexe (deux hommes ou deux femmes).
Les résultats ont confirmé que l'excitation des hommes était en rapport avec leur orientation sexuelle. Au contraire, les femmes hétérosexuelles ou homosexuelles présentèrent une excitation quel que soit le film projeté. Jugées sur le plan psychologique et génital, elles témoigneraient d'une orientation naturellement bisexuelle.
Ainsi, les femmes hétérosexuelles n'étaient pas insensibles à des images de lesbianisme, malgré leur préférence à avoir des rapports sexuels avec des hommes.
Quelle pourrait bien en être l'origine scientifique? Tout simplement notre cerveau, qui reste le premier organe sexuel.
En fait, "la grande majorité des femmes des sociétés Occidentales contemporaines ont une sexualité exclusivement hétérosexuelle. Mais j'ai depuis longtemps suspecté que la sexualité féminine est très différente de celle de l'homme, et cette étude démontre scientifiquement qu'il en est ainsi" déclare , enthousiaste, Meredith Chivers du département de psychologie de l'université de Northwestern.
Spécialisés dans le développement de l'orientation sexuelle, le principal auteur de l'étude, le professeur Michael Bailey s'interroge : Mais pourquoi les femmes, éxcitées indifféremment par les deux sexes, choisissent-elles telle ou telle orientation sexuelle ? Probablement parce qu'elles ne sont pas uniquement guidées par l'excitation sexuelle, mais par des différences au niveau du cerveau. Cette hypothèse semble confortée par le comportement des transsexuels masculins après opération. En un sens , ils possèdent un cerveau masculin et un appareil génital féminin. Résultat : Ceux qui préfèrent les hommes sont excités par des scènes d'hommes nus , ceux qui préfèrent les femmes par des ébats féminins. Selon l'auteur, ces résultats suggèrent ainsi que les cerveaux des deux sexes ne sont pas organisés de la même manière et que l'excitation ne joue pas un rôle aussi important que chez l'homme quand à son orientation sexuelle.
Cette étude confirme à nouveau, que sans pour autant reveler une tendance à l'homosexualité plus forte chez les femmes que chez les hommes, tout tends à penser que même au niveau physiologique, les femmes sont "érotiquement" prédisposées aussi envers les personnes de leur sexe.
*Etude intitulée "A sex difference in the specificity of sexual arousal" Parue dans Psychological Science, n°15, Pages 736-744. Auteurs : Chivers, M. L. , Rieger, G., Latty, E., & Bailey, J. M. (2004). Docteurs en Psychologie Clinique
3) Oui mais alors, pourquoi toutes les femmes ne sont pas ouvertement bisexuelles me dira-t-on ?
Ma réponse n’est plus d’ordre “naturelle” mais sociale, religieuse et culturelle. Interviennent maintenant des barrières qui ne relèvent plus de la nature mais du regard que portent les autres sur nous. La société et ses “valeurs”. Société qui, dans sa tendance à vouloir tout réguler, va associer sexualité et érotisme. La sexualité naturelle d’une femme étant dirigée vers l’homme, son plaisir ne devrait moralement découler que de l’homme aussi. C’est une hérésie, tout comme la plupart des codes régissant les moeurs.
Seulement voilà, notre société évolue et les codes changent. Les femmes ont gagné leur révolution (tout du moins en occident) et aujourd’hui elles peuvent commencer à vivre leur sexualité comme bon leur semble. Le poids de la morale reste présent et beaucoup n’ont pas encore la force de la dépasser (cette morale) mais pour celles qui y parviennent, et elles sont de plus en plus nombreuses à en croire mes observations, elles rétablissent la balance en laissant la nature agir, c’est à dire, en poursuivant deux objets érotiques : l’homme et la femme, tout en conservant un objet sexuel unique, l’homme.
C) Conclusion :
On va improprement appeler cela de la “bisexualité”, moi je parlerai plutôt de “bi-érotisme”, mais quel que soit le mot qu’on emploi, la nature de la femme, son essence, est à mon avis celle que j’ai dite, pour les raisons que j’ai expliquées.
Outre la capacité de donner la vie, les femmes ont cette chance incroyable sur les hommes, elles peuvent aussi prendre du plaisir avec les personnes de leur sexe, un plaisir naturel. Loin de toute perversion. Elles en sont souvent inconscientes, mais cette nature ressort dans des dizaines de petites choses quotidiennes dans leurs rapports aux autres femmes comme je l’ai démontré par l’observation et, la société a totalement integré cette donnée sans s'en rendre compte.
Partie émergée de l’iceberg de leur érotisme, dont la partie immergée, bien plus importante, ne demande qu’à se découvrir pour peu qu’elles se laissent aller, sans culpabilité, sans pruderie. Cette forme d'érotisme n'a rien à voir avec l'homosexualité, elle ne remet en rien en cause le rapport de la femme à l'homme, elle n'est qu'un complément qui, je pense, participe à l'épanouissement de toute femme et celles-ci auraient bien tort de ne pas en profiter.
Ce texte est protégé par le droit d'auteur (SACD), toute copie sans autorisation peut être passible de poursuite (et le sera ;-)) ©2008 Blog Martien / www.blogmartien.com
A) Comparaisons de comportements :
Je vais ici vous donner une foule de petits exemples comportementaux pour illustrer mon point de vue à venir. Différents types de comportements comparés de femmes et d'hommes entre eux dans leur rapport à leur sexe.
1) Echanges au quotidien : rapports sociaux
Cela commence très tôt. Dés la petite école il est intéressant de voir que les jeux de filles, leurs attitudes différent clairement de ceux des garçons. Outre le fait qu’elles sont souvent plus calmes et moins violentes dans leurs jeux, elles font preuves entre amies de cette même douceur. (je mets ici volontairement de côté les chamailleries entre rivales, claques et autre tirage de cheveux pour ne me concentrer que sur les relations amicales)
S’il est encore possible de voir de petits garçons se tenir la main à l’école maternelle, il est pratiquement impossible d’observer le même phénomène en primaire, sans parler du secondaire. Alors que chez les filles, rien de plus banal et habituel que deux gamines se tenant la main dans une cour de récréation.
Si au collège il est déjà plus rare de voir des filles se balader main dans la main, en revanche, entre “copines” on se fait sans problème la bise le matin, ce que vous ne verrez jamais chez les garçons qui préfèrent opter pour la poignée de main (exception faite de certaines cultures meditérrannéennes).
En soirées s’il y a des musiques qui se dansent à deux, ou dans un bal populaire, cela n’étonne personne de voir deux filles danser ensemble et cela n’éveille pas la moindre suspicion, alors que deux garçons qui dansent un rock, c’est beaucoup moins commun et prête plus à interprétation (à raison)
Les adolescentes, se prêtent leurs vêtements, les essayent ensemble, vont s’aider à se maquiller, une copine va coiffer l’autre, etc... Vous ne risquez pas de voir souvent un garçon en coiffer un autre ou faire des essayages dans la même cabine !
Par la suite, les jeunes femmes (et je ne parle pas des homosexuelles) se montrent facilement affectueuses entres elles. Lorsqu’une amie en console une autre, pas de problème pour lui caresser les cheveux, lui prendre la main ou lui faire des bisous. La même situation de deux garçons qui se remontent le moral ne se traduira en aucune façon par des actes de tendresse physique mais plutôt uniquement par des mots.
Deux copines qui partent ensemble en vacances partageront sans problème et sans ambiguïté un même grand lit, alors que deux garçons, s’il peuvent encore partager la même chambre ou la même tente en camping, ne partageront certainement pas le même lit ou le même sac de couchage.
Bref, les exemples ne manquent pas, et ce qu’il y a de plus édifiant c’est que ce comportement clairement différent des femmes par rapport aux hommes ne choque personne ! Et si demain les hommes se comportaient entre eux en tous points comme les femmes à ce niveau, il est clair qu'à défaut de choquer, cela en surprendrai plus d’un.
La société a complètement intégré ce rapport très charnel qu’on les femmes entre elles, tout comme elle a intégré le rapport des hommes avec les femmes (cela me fait penser à la chanson de Brassens, les amoureux sur les bancs public - "Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics...Ont des petites gueule bien sympathiques").
En effet, dans une société aux moeurs un peu évoluées cela ne surprend personne de voir un homme partager sa couche avec une femme, de prendre une douche avec elle, de partager une cabine d’essayage, de se prendre la main dans la rue, de se faire la bise pour saluer ou encore de se faire consoler avec de chastes câlins...
2) Passons au degré supérieur : Le regard que les femmes portent sur d’autres femmes.
Vous pourrez entendre sans problème une femme commenter la beauté d’une autre femme, les femmes y sont sensibles. Elles ne parlerons pas que de l’aspect vestimentaire, car sur ce point là, un homme peut aisément reconnaître qu’un autre homme est bien habillé, porte un costume bien coupé, ou bien a un “look cool”. Je parle ici tout simplement de l’aspect physique. Une femme posera son regard sur les fesses, les seins, le visage, les mains, d’une autre femme et pourra s’émouvoir de la beauté de celle-ci. Il ne s’agit pas d’un regard érotique, il ne s’agit pas non plus d’excitation sexuelle, juste de cette capacité à voir le beau, à être séduit par une autre.
Chez les hommes ça ne se passe pas comme cela. Si on pose la question à un homme sur ce qu’il pense du physique d’un autre homme il pourra s’arrêter deux minutes pour regarder cet autre homme, et avouer le cas échéant que ce dernier est “pas mal” mais de là à parler de séduction...
Les femmes avouent sans complexe qu’elle peuvent trouver une autre femmes très jolie ou très belle. Je n’ai jamais vu un homme se retourner sur un autre homme (à moins que celui ci soit clairement attiré par les hommes)
Et là aussi, cela ne choquera personne d’entendre une femme s'extasier sur la beauté d’une autre femme. La société adhère sans réserve
3) Passons encore un cran au dessus : La capacité des femmes érotiser leurs rapports
Que ce soit dans la réalité ou au cinéma, deux femmes qui “jouent” les amoureuses ne choquent ni les femmes, ni les hommes. Combien ai-je entendu de femmes m’avouer que “pour rigoler” elles s’étaient embrassées sur la bouche. Demandez à deux très bonnes copines de s’embrasser juste comme ça, pour le fun, et il y a de grandes chances pour qu’elles le fassent sans trop de réticence. Demandez la même chose à deux “bons potes” et vous risquez de ne pas obtenir le même résultat, si ce n’est vous prendre un poing sur la figure, car la demande peut être reçue comme insultante.
Chez les hommes hétérosexuels, une telle demande n'est pas prise comme un jeu mais entendue comme une mise en cause de la “virilité”, du côté “macho” et est généralement assez mal perçue de ces derniers.
J’en reviens aussi au regard de la société sur deux femmes qui s’embrassent ou par exemple, comme je l’ai vu il y a quelques jours dans un jardin public ensoleillé, deux femmes sur l’herbe, l’une est couchée, la tête posée sur les cuisses de l’autre, cela passe inaperçu. Cela ne serait pas le cas pour deux hommes dans la même position.
4) Enfin, parlons carrément de l’érotisme entre femmes (et je me répète mais je préfère être redondant plutôt que d’être ambiguë : je ne parle pas de lesbiennes).
Lorsque la situation s’y prête, bon endroit, bonne personne, bon moment, je ne connais pas une seule femme qui n’ai pas apprécié un échange câlin avec une autre femme (sans forcement parler de rapport sexuel). J’ai connu plusieurs femmes à qui j’ai suggéré de dépasser les obstacles culturels pour envisager un échange avec une autre femme et qui, à la suite de cela, une fois le pas franchi sans aucune peine, m’ont toutes, sans exception, avouées qu’elles n’avaient pas trouvé ça désagréable, voir très agréable.
L’idée même de poser la main sur une femme de façon érotique n’est en général pas une idée qui dégoûte les femmes (je parle de la majorité, il y a des exceptions en tout), alors que pour les hommes c’est exactement l’inverse. L’idée même de caresser un autre homme est, pour un hétérosexuel, une idée révulsante. Alors inutile de penser à franchir un quelconque pas vers une tentative d'échange érotique.
5) Le stade Ultime : les rapports sexuels entre femmes non homosexuelles.
En creusant un peu et en cherchant autour de soi on se rend vite compte, lorsque les langues se délient, qu’un nombre inimaginable de femmes ont déjà tenté l’expérience. Des femmes qui n’étaient pas le moins du monde homosexuelles avant cela et qui ne le sont pas devenues pour autant par la suite. Cela ne les a pas empêché d’apprécier ce moment et même de le renouveler à l’occasion si leur partenaire était de qualité.
En ce qui concerne les hommes, j’en connais peu qui ont eu naturellement l’envie d’essayer. Pour ceux pour lesquels ça a traversé l’esprit, peu aussi qui aient franchi le pas, et en tout état de cause, la bisexualité n’est pas plus commune chez les hommes que l’homosexualité chez les femmes. On ne peut en dire autant de la bisexualité féminine.
B) Oui mais POURQUOI ?
Qu’est-ce qui pourrait expliquer d’une part que les femmes soient si à l’aise dans le rapport physique aux autres femmes (que ça aille du bisou pour se dire bonjour, jusqu’à des expériences clairement érotiques) et d’autre part, que la société soit elle aussi tellement plus ouverte à ces démonstrations physiques entre femmes alors que l’équivalent entre hommes n’est pas perçu du tout de la même façon ?
Il ne s’agit pas de culture ou d’éducation puisque nous ne sommes pas dans une société qui prône la bisexualité féminine, pas plus qu’elle ne prône l’homosexualité des deux sexes.
Pour parler plus simplement : Pourquoi les femmes semblent pouvoir éprouver du plaisir indifféremment avec les hommes et les femmes alors que les hommes eux, n’en trouvent en majorité qu’avec les femmes ?
Pour moi, il faut remonter très loin. Surtout lorsqu’on parle de choses qui tiennent plus à la pulsion qu’à l’éducation, la culture, ou la réflexion, ce qui est le cas pour nos penchants sexuels.
1) PSYCHOLOGIQUE : NOTRE RAPPORT A LA FEMME DANS L’ENFANCE : Voilà la première clé
Hommes et femmes avons un point commun indéniable et universel : LA MÈRE
Contrairement à la légende, les hommes ne naissent pas dans des choux et les femmes dans des roses et c’est un truisme (vérité évidente) que de dire que nous sommes tous issus du même moule (ni choux, ni roses) mais le ventre d’une femme; notre mère.
Pour ceux aussi qui ont un minimum de culture en psychologie, on sait depuis près d’un siècle que le rapport que nous avons avec le corps de notre mère est hautement érotique et érogène (c’est à dire facteur de plaisir). Que nous soyons homme ou femme, la première personne à nous avoir procuré un plaisir physique, c’est une femme. Un bébé, garçon ou fille prendra le sein de sa mère dans la bouche, se fera caresser, pomponner, laver, par sa mère. Le rapport avec la mère, la matrice, est totalement charnel après avoir été fusionnel pendant 9 mois. Si cet état de fait n’est pas suffisamment puissant pour orienter notre capacité future à trouver du plaisir alors je ne sais pas ce qu’il faut !
Sauf que, voilà, pour que la nature s’accomplisse il va bien falloir que les femmes finissent par se tourner sexuellement vers les hommes afin de poursuivre le cycle et perpétuer la race. De son côté l’homme n’a pas à se poser de question, érotisme et sexualité ont été et resteront dirigé vers la femme. En revanche, pour la femme, érotisme et sexualité peuvent facilement diverger et c’est le cas.
La femme a et pourra tout le temps trouver du plaisir avec une femme car c’est le plaisir originel, le plaisir primal. En revanche, comme je l’ai écrit plus haut, sa sexualité va naturellement s’orienter vers un autre objet que la femme.
2) PHYSIOLOGIQUE : LA DIFFÉRENCE PHYSIOLOGIQUE DE NOS CERVEAUX : Voilà la seconde clé
Je m'appuirai ici sur une Etudes de l'Université Northwestern* (source : sciencedaily.com), qui s'est interessée à la source de l'excitation sexuelle chez les femmes comparée à celle des hommes.
Des chercheurs du département de psychologie de l'Université Northwestern (États-Unis) ont mené une expérience originale. Spécialisés dans les domaines de l'orientation et l'excitation sexuelle, ils ont recruté des candidats ayant différentes orientations sexuelles : homosexuels ou hétérosexuels ainsi que des transsexuels ayant été opérés (hommes devenus femmes). Au total 38 hommes et 52 femmes ont participé à l'expérience. Chacun des participants était invité à regarder des films érotiques de trois types différents : Certains avec des hommes uniquement, d'autres avec des femmes uniquement et les derniers représentant des relations hétérosexuelles. Mais les images de couples suscitant une excitation pour des raisons différentes, les plus grandes différences ont été observées grâce aux images explicites de deux partenaires du même sexe (deux hommes ou deux femmes).
Les résultats ont confirmé que l'excitation des hommes était en rapport avec leur orientation sexuelle. Au contraire, les femmes hétérosexuelles ou homosexuelles présentèrent une excitation quel que soit le film projeté. Jugées sur le plan psychologique et génital, elles témoigneraient d'une orientation naturellement bisexuelle.
Ainsi, les femmes hétérosexuelles n'étaient pas insensibles à des images de lesbianisme, malgré leur préférence à avoir des rapports sexuels avec des hommes.
Quelle pourrait bien en être l'origine scientifique? Tout simplement notre cerveau, qui reste le premier organe sexuel.
En fait, "la grande majorité des femmes des sociétés Occidentales contemporaines ont une sexualité exclusivement hétérosexuelle. Mais j'ai depuis longtemps suspecté que la sexualité féminine est très différente de celle de l'homme, et cette étude démontre scientifiquement qu'il en est ainsi" déclare , enthousiaste, Meredith Chivers du département de psychologie de l'université de Northwestern.
Spécialisés dans le développement de l'orientation sexuelle, le principal auteur de l'étude, le professeur Michael Bailey s'interroge : Mais pourquoi les femmes, éxcitées indifféremment par les deux sexes, choisissent-elles telle ou telle orientation sexuelle ? Probablement parce qu'elles ne sont pas uniquement guidées par l'excitation sexuelle, mais par des différences au niveau du cerveau. Cette hypothèse semble confortée par le comportement des transsexuels masculins après opération. En un sens , ils possèdent un cerveau masculin et un appareil génital féminin. Résultat : Ceux qui préfèrent les hommes sont excités par des scènes d'hommes nus , ceux qui préfèrent les femmes par des ébats féminins. Selon l'auteur, ces résultats suggèrent ainsi que les cerveaux des deux sexes ne sont pas organisés de la même manière et que l'excitation ne joue pas un rôle aussi important que chez l'homme quand à son orientation sexuelle.
Cette étude confirme à nouveau, que sans pour autant reveler une tendance à l'homosexualité plus forte chez les femmes que chez les hommes, tout tends à penser que même au niveau physiologique, les femmes sont "érotiquement" prédisposées aussi envers les personnes de leur sexe.
*Etude intitulée "A sex difference in the specificity of sexual arousal" Parue dans Psychological Science, n°15, Pages 736-744. Auteurs : Chivers, M. L. , Rieger, G., Latty, E., & Bailey, J. M. (2004). Docteurs en Psychologie Clinique
3) Oui mais alors, pourquoi toutes les femmes ne sont pas ouvertement bisexuelles me dira-t-on ?
Ma réponse n’est plus d’ordre “naturelle” mais sociale, religieuse et culturelle. Interviennent maintenant des barrières qui ne relèvent plus de la nature mais du regard que portent les autres sur nous. La société et ses “valeurs”. Société qui, dans sa tendance à vouloir tout réguler, va associer sexualité et érotisme. La sexualité naturelle d’une femme étant dirigée vers l’homme, son plaisir ne devrait moralement découler que de l’homme aussi. C’est une hérésie, tout comme la plupart des codes régissant les moeurs.
Seulement voilà, notre société évolue et les codes changent. Les femmes ont gagné leur révolution (tout du moins en occident) et aujourd’hui elles peuvent commencer à vivre leur sexualité comme bon leur semble. Le poids de la morale reste présent et beaucoup n’ont pas encore la force de la dépasser (cette morale) mais pour celles qui y parviennent, et elles sont de plus en plus nombreuses à en croire mes observations, elles rétablissent la balance en laissant la nature agir, c’est à dire, en poursuivant deux objets érotiques : l’homme et la femme, tout en conservant un objet sexuel unique, l’homme.
C) Conclusion :
On va improprement appeler cela de la “bisexualité”, moi je parlerai plutôt de “bi-érotisme”, mais quel que soit le mot qu’on emploi, la nature de la femme, son essence, est à mon avis celle que j’ai dite, pour les raisons que j’ai expliquées.
Outre la capacité de donner la vie, les femmes ont cette chance incroyable sur les hommes, elles peuvent aussi prendre du plaisir avec les personnes de leur sexe, un plaisir naturel. Loin de toute perversion. Elles en sont souvent inconscientes, mais cette nature ressort dans des dizaines de petites choses quotidiennes dans leurs rapports aux autres femmes comme je l’ai démontré par l’observation et, la société a totalement integré cette donnée sans s'en rendre compte.
Partie émergée de l’iceberg de leur érotisme, dont la partie immergée, bien plus importante, ne demande qu’à se découvrir pour peu qu’elles se laissent aller, sans culpabilité, sans pruderie. Cette forme d'érotisme n'a rien à voir avec l'homosexualité, elle ne remet en rien en cause le rapport de la femme à l'homme, elle n'est qu'un complément qui, je pense, participe à l'épanouissement de toute femme et celles-ci auraient bien tort de ne pas en profiter.
Ce texte est protégé par le droit d'auteur (SACD), toute copie sans autorisation peut être passible de poursuite (et le sera ;-)) ©2008 Blog Martien / www.blogmartien.com




Commentaires
1. Le samedi 17 mai 2008 à 23:15, par PETITEDOUCEUR
2. Le mercredi 21 mai 2008 à 21:30, par angebleue
3. Le lundi 26 mai 2008 à 18:27, par Ethène
4. Le lundi 26 mai 2008 à 19:20, par Mister L
5. Le mercredi 11 juin 2008 à 04:52, par Machalove
6. Le samedi 26 juillet 2008 à 12:46, par Cristina
7. Le jeudi 2 juillet 2009 à 18:51, par Quelqu'un
8. Le mardi 26 janvier 2010 à 15:56, par dlel
9. Le jeudi 28 janvier 2010 à 09:42, par Mister L
10. Le mercredi 2 juin 2010 à 23:41, par Minette
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